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Messagede gregor » Mar 17 Fév 2009, 14:08

Chronique de Stéphanie Berrebi (Radio Néo, Franco fans)
Les Weepers Circus font partie de ces groupes qui se sont toujours remis en question, dont le parcours n'a cessé d'évoluer et le prouvent encore une fois avec ce remix de Tout le monde chante, titre que vous connaissez déjà, mais pas dans cette version là, plus décapante que jamais !

Weepers Circus a déjà sorti six albums de grande qualité, tous très différents les uns des autres.
Au départ, les Weepers c'est un groupe de musiques très traditionnelle le sens le plus large du thème, la tradition de la Chanson, mais aussi des traditions musicales, tant on ressentait sur leurs premiers albums les influences Klezmer et surtout Médiévales.

Petit à petit, tout en restant des chansonniers de talents, et en mettant justement en avant des textes de plus en plus affinés, les cinq Strasbourgeois prennent un tournant plus rock, incluant après quelques années de route un batteur à leur formation.

L'an 2000 marque ce tournant chez les Weepers qui rencontrent Caroline loeb, interprète nottament de C'est la Ouate, mais aussi metteur en scène de talent, et qui depuis soutient le groupe qui donnent des concerts aussi explosifs que chaleureux.

Il aura donc été très attendu ce nouveau live des Weepers Circus celui qu'il faut attendre encore un tout petit mois avant de le voir débarquer chez vos disquaires et à la fin des concerts. Il a été enregistré dans leur ville natale Strasbourg, et comme nos amis ne font pas les choses à moitié, l'album est mixé à Bristol par Stuart Bruce, dont on connait les collaborations avec entre autres Amadou & Mariam, ou Van Morisson. Et puis sur ce live, où vous réécouterez comme vous n'avez jamais entendu (sauf si vous étiez au concert) leurs Tubes La Renarde, ou le Cirque des gens qui pleurent, il y a aussi une reprise décapante de Kashmir de leur grand maitre Led Zeppelin mais aussi ce titre à l'honneur aujourd'hui sur Néo. Il s'agit d'un morceau studio, qu'on vous diffuse depuis quelques temps, Tout le monde Chante, remixé par Les Gaillards, collectif de Jeunes Rappeur de l'Essonne. Le résultat est pour le moins détonnant comme vous pourrez l'entendre d'ici quelques secondes…
Quoi de plus naturel pour fêter la sortie de Weepers Circus en concert, le nom de leur live, que d'aller fêter ça en concert, le soir de la sortie, à savoir le 13 Mars à Paris, à la Maroquinerie avec PPFC, s'en suivront quelques dates à voir sur leur site http://www.weeperscircus.com ou http://www.myspace.com/weeperscircus

Tout le monde chante en cœur ce remix de la chanson des Weepers circus !
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Messagede gregor » Mar 17 Mar 2009, 00:50

Thomas Flagel dans Poly n°125, mars-avril 2009 a écrit:Têtes d'affiches
Les Weepers Circus fêtent leurs 20 ans en sortant, début mars, un live : En concert. Retour avec leur guitariste, Éric Kaija Guerrier, sur le parcours de ce groupe phare de la scène strasbourgeoise.
Formé au lycée, « Le Cirque de gens qui pleurent » impose depuis 1989 des chansons à textes sur des rythmes des Balkans aux influences rock. « Longtemps, nous travaillions en parallèle », se souvient Éric, « franchissant toutes les étapes, montant faire des dates à Paris le plus souvent possible pour exister. C'est là que tout se joue, car en musique, rien n'est décentralisé : les tourneurs, les journalistes, les professionnels… tout y est ! » Le groupe envoyait par la poste quelque 300 invitations à chaque fois. « À partir de 1995, nous avons énormément tourné (100 à 150 dates par an), du rade le plus pourri aux théâtres en passant par les cafés-concerts. Nous avons commencé à vivre de notre musique en 1999. » En 2005, ils quittent Universal après une « longue et fructueuse collaboration », pour le label indépendant international XIII Bis Records. L'objectif : s'autogérer en supprimant les intermédiaires entre le groupe, les tourneurs et la maison de disque. « Vivre de ce métier, c'est 40% de musique et 60% d'administratif et de relationnel. » Les nouvelles technologies ont modifié la donne. « Quand on a fondé le groupe, les vinyles étaient majoritaires à la Fnac. Il n'y avait qu'une petite pile de CD dans un coin. On a connu le transfert de l'un à l'autre entre 1987 et 1995. Le vrai choc a été la double apparition de l'Internet haut débit (donc le téléchargement illégal) et du gravage de CD. Aujourd'hui, on consomme de la musique comme des hamburgers, on télécharge 10.000 titres sans les écouter. » Les Weepers ont vu leurs ventes de disques divisés par deux, alors que dans un même temps leur notoriété explosait ! « On a toujours bénéficié d'un très bon accueil à Schiltigheim et à L'Illiade. Ça a été important pour nous d'être soutenus ici. » Aujourd'hui, les Weepers Circus voient plus loin et Éric se prend à rêver de réunir des collectifs comme l'Assoce Pikante, Herzfeld et d'autres au sein d'un pôle musical strasbourgeois. « C'est ce qui manque à la scène alsacienne pour peser plus, fédérer les énergies, les envies, les idées et servir de locomotive aux jeunes groupes émergeants.
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Messagede gregor » Mar 17 Mar 2009, 12:12

Une interview d'Éric (qui n'a rien avoir avec l'album, mais comme elle vient juste d'être publiée je la mets là quand même).
Propos recueillis par Stéphane Laurent dans Les Saisons d'Alsace n°39 – mars 2009 a écrit:Les jeunes sont exactement comme nous l'étions à leur âge.
Au premier abord, il me semble qu'il existe un vrai décalage entre ma génération et les jeunes aujourd'hui. Ils n'ont pas d'ancrage, pas d'assise, pas de racines. Ils ne sont pas animés par cette curiosité pour le passé qui nourrit le présent et qui permet d'éclairer l'avenir. Quand on a créé les Weepers Circus, on avait seize ans et on se passionnait pour des artistes qui n'étaient pas de notre époque : Dylan, les Beatles, Brassens... À la limite, on avait même une sorte de mépris pour les musiques de notre époque – ce qui était un peu rigide, parce qu'il y avait aussi de très bonnes choses dans les années 1980. On s'est ouvert par la suite, et on avait des bases solides. Je discutais l'autre jour avec un adolescent qui venait de découvrir Placebo et Radiohead. Pour lui, le rock commençait avec ces groupes... Mais bon, ce sont peut-être des propos de vieux con, c'était peut-être la même chose à notre époque. Après tout, on fantasmait sur les Beatles parce qu'on était fascinés par la musique, mais je ne suis pas persuadé que les gosses de notre âge écoutaient autre chose que Rick Astley (/chanteur pop éphémère des années 1980/). Je suis intermittent du spectacle depuis une dizaine d'années et j'ai pu constater l'évolution de ce statut. Un statut très précieux... et plus fragile que jamais. Des gens qui sont intermittents depuis plus longtemps que moi me disent que c'était plus facile avant. C'est peut-être de l'idéalisation du passé... Ce qui est sûr, c'est que les réformes adoptées en 2003 et la crise culturelle ne facilitent pas les choses. Il faut beaucoup de courage pour se lancer aujourd'hui. Le statut d'intermittent est un mélange de création, de lourdeurs administratives et d'incertitude. Or, les jeunes qui veulent aujourd'hui s'y engager sont dans une candeur et méconnaissance totale vis-à-vis de cette tension permanente. Ils n'ont aucune idée des difficultés du métier. Cela dit, c'était pareil lorsque les Weepers ont débuté : on n'y connaissait rien et on a bien été obligés d'apprendre sur le tas. De nos jours, l'Internet semble avoir redistribué les cartes. De nouveaux véhicules, de nouveaux modes de transmissions font que les jeunes artistes peuvent désormais diffuser leur travail avec une grande facilité. Mais en réalité, cette nouvelle configuration n'est qu'un leurre : ce n'est pas la musique qui a changé, c'est son mode de diffusion. La musique qui rencontre le succès est aussi consensuelle qu'auparavant... Et puis, l'un des effets pervers est qu'on est gavé de musique et d'images. Cela devient des produits jetables qu'on entend sans écouter. Le seul phénomène vraiment nouveau réside dans l'apparition de la télé-réalité et des émissions de casting musical que sont Pop Star ou Star Academy. Ces programmes sont les héritiers des télé-crochets d'antan, mais ils ont aujourd'hui une force de frappe médiatique sans précédent et ils changent la donne. Ils ont sur leur jeune public un effet désastreux, dans le sens où ils introduisent une confusion entre vedettariat et activité artistique. Outre qu'ils apprennent les techniques de représentation de l'interprète et non pas le processus de création, ils court-circuitent les étapes formatrices d'un parcours d'artiste et font de la célébrité une fin en soi. Du coup, la plupart des gamins sont aujourd'hui persuadés qu'être artiste, c'est passer sur TF1 et au Zénith de Strasbourg. De plus, les gens apprécient ces émissions même s'ils savent qu'elles sont formatées et parfois, disons, arrangées... Cela me semble assez significatif du degré de cynisme de notre époque. Malgré ça, il existe des tas de jeunes groupes qui font des choses formidables et ça pousse à rester humble. Donner des leçons supposerait que nous valons mieux qu'eux...
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Messagede gregor » Jeu 2 Avr 2009, 12:16

Jean-cyril Daenekyndt, sur Sensation rock a écrit:
Après six albums studio et 20 ans de carrière le groupe strasbourgeois à voulu marquer d'une pierre blanche cet anniversaire en commettant ce nouvel opus. C'est l'occasion de se retourner sur le chemin parcouru, sur toutes ces années où le groupe est passé des ambiances folk au son plus hargneux des deux derniers albums, et surtout pour ce groupe qui ne se repose jamais de lancer de nouveaux projets. On entend parler d'une nouvelle tournée qui passera par l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, et la Croatie et un nouvel album pour le printemps 2010. Non assurément l'anniversaire des 20 ans d'une carrière n'est pas un bilan contemplatif, mais plutôt le signal d'un nouveau départ.

Le jour de la fête était le 31 octobre 2008 et le lieu la petite salle « le 23 » à Strasbourg. Le concert débute avec Ma dame au Camélia avec son intro arabisante et tout de suite le son qui est la marque de fabrication des Weepers Circus est présent. Les guitares incisives d'Eric Guerrier, la clarinette magique de Denis Leonhardt et le violoncelle de Franck George ouvrent le bal ou plutôt le cirque puisque puisqu'il s'agit bien de cela ! Le dernier album Tout n'est pas si noir est très largement représenté dans ce live puisque Liverpool et Le coupable et pas moins de sept titres sont repris sur cet album. Mais l'histoire n'est pas oubliée et l'on replonge avec plaisir dans le passé avec trois titres des deux albums précédents avec La fille et le loup, L'ombre et la demoiselle et La renarde qu'en son temps Olivia Ruiz avait chanté. Globalement l'album est très rock, et sans doute pour le marteler encore plus, la reprise de Kashmir de Led Zeppelin est un petit moment de bonheur que l'illustre groupe ne renierait pas. La fête était belle et le public démontre une participation et complicité sans faille. J'émets juste un petit bémol sur le mixage qui n'est pas parfait et qui repousse la voix d'Alexandre George loin derrière la musique… Hélas ! Cela dit ne boudons pas notre plaisir et ne nous privons pas de ce qui fait la force de ce groupe, la sincérité sur scène, une incontournable maitrise, une grande musicalité et surtout une incroyable propension à nous faire chanter ! D'ailleurs la dernière chanson est un remix d'un titre de Tout n'est plus si noir et c'est Tout le monde chante. Alors gonflez vos poumons, prenez de l'air et chanter avec eux !
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Messagede gregor » Mar 14 Avr 2009, 17:28

Thierry, sur Why Not ? a écrit:On a beau aimer les Weepers Circus dans leur version studio, il faut quand même bien avouer que les Weepers Circus en live, c'est carrément autre chose. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai été trop souvent déçu par tous ces groupes qui montent sur scène comme on va au boulot. Sans rien de plus que sur l'album studio, à tel point qu'en fermant les yeux on pourrait se croire chez soi en train d'écouter le disque. Pour moi, un concert, ça doit forcément être autre chose, une fête, une communion, un délire, tout ce que vous voudrez, mais surtout pas une copie conforme de l'album qu'on écoute à la maison. Et justement, les Weepers Circus font partie de ces groupes qui prennent une dimension supplémentaire en live. Eux sont capables de vous emmener ailleurs, dans leur monde. De vous entrainer là où ils veulent. Et quand le concert se termine, on a juste l'impression qu'il vient à peine de commencer, qu'on n'en a pas eu assez. Mais au final on garde des étoiles plein les yeux longtemps après que les lumières se sont éteintes.

Je les avais interviewés pour la sortie de La Monstrueuse Parade et je me souviens leur avoir demandé si un album live serait un jour possible. A l'époque, ils m'avaient répondu que c'était encore dans le domaine du rêve, parce que cher et compliqué à mettre en place, mais pas forcément impossible. Et voilà, finalement c'est possible. Ce concert a été enregistré à Strasbourg, à la fin de la tournée qui suivait le précédent album Tout N'est Plus Si Noir. Et il démarre par une des chansons les plus puissantes du groupe, cette Dame Aux Camélias qui a vraiment une sacrée gueule. On y trouve bien sur pas mal de chansons du dernier album, comme Liverpool, une chanson que j'aime beaucoup mais qui ne me parait pas vraiment taillée pour la scène ou Tout N'est Plus Si Noir et surtout le puissant Apprends Moi qui elles, sont parfaites ici. Et ces chansons enregistrées en live permettent enfin de ressentir un peu de la magie qu'on ressent quand on est dans la salle. Mais une partie seulement, malheureusement, puisque le groupe a fait le choix de couper tous ces petits monologues et apartés plein d'humour qu'ils glissent habituellement entre leurs chansons. Du coup, le début du disque, carré, Rock et puissant, donne une impression presque austère qui ne leur ressemble pas vraiment. Mais heureusement, savoir trouver le juste équilibre a toujours été une des grandes qualités du groupe, alors la suite vient remettre les pendules à l'heure. Des chansons plus sensibles et conviviales, comme le toujours émouvant Le Cirque Des Gens Qui Pleurent ou le joyeux La Fille Et Le Loup et surtout Tout Le Monde Chante, leur nouvel hymne scénique débridé, viennent rappeler que ce qui fait le charme du groupe c'est aussi la dérision, sans oublier le mélange et la confusion des genres.

On retrouve évidemment quelques vieilles connaissances, Le K, un Légion impressionnant ou L'ombre Et La Demoiselle faisant partie du voyage. Et puis bien sûr, il y a La Renarde, moment de grâce de chacun de leurs concerts, un moment où le temps parait suspendu, où tout le monde se tait tellement ce qui se passe est beau. Il ne manque que la voix d'Olivia Ruiz. Et pour finir ce concert, on trouve Kashmir. Non, vous ne rêvez pas, c'est bien le Kashmir de Led Zep', ce classique des classiques. Il fallait oser. Et surtout assumer ensuite. Mais le plus beau, c'est que cette reprise est carrément réussie. Evidemment, Alexandre Georges n'a ni la voix ni l'aisance vocale de Robert Plant, mais cette reprise est pourtant excellente. Elle réussit à garder toute la puissance et le lyrisme de l'original en lui associant les sonorités spécifiques des Weepers Circus.

Après ce morceau de bravoure, le groupe a eu l'idée d'ajouter une version studio réarrangée de Tout Le Monde Chante (et sa vidéo) qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Mais à part ce petit bémol (rien ne vous empêche d'arrêter le disque juste après Kashmir), En Concert est une parfaite porte d'entrée dans l'univers des Weepers. Maintenant, y'a plus qu'à, comme dirait l'autre.
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Messagede gregor » Mer 13 Mai 2009, 15:30

Thomas Flagel, dans Poly n°126 – mai & juin 2009 a écrit:Vingt ans de carrière et pas une ride ! Pour fêter cet anniversaire dignement, le « cirque des gens qui pleurent » nous gratifie d’un septième album, sobrement intitulé En concert. Ce premier live du groupe était attendu par toute une faune de fidèles depuis des lustres. Quatorze pépites, pour la plupart tirées du dernier disque en date, Tout n’est plus si noir. On retrouve avec plaisir une version tout en douceur de Liverpool, une Légion musclée aux rythmes endiablés et Ma dame aux camélias avec ses volutes arabisantes et scotchante, qui donnent le ton d’une musique plongeant son âme dans le rock des 70’s à l’image de la reprise du Khasmir de Led Zeppelin. En bonus, une toute nouvelle version de Tout le monde chante à écouter, mais aussi à voir dans un clip en noir et blanc réalisé par Christian Houllé. Le groupe s’y installe tranquillement dans un sofa pour regarder de belles brunes interpréter son morceau. Tranquille quoi !
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Messagede gregor » Mer 3 Juin 2009, 14:24

Anne-Gaëlle Mesgouez dans Francofans n°17, juin / juillet 2009 a écrit:Les prolifiques Weepers Circus sortent leur septième album, un live, sobrement intitulé En concert. Un concert de ces messieurs est une véritable invitation au voyage musical tant les morceaux s’enchaînent sur un rythme effréné qui ne laisse aucun répit au public. On passe de sonorités orientales à tsiganes sur un rythme allant crescendo. Ils savent aussi faire redescendre la pression pour créer un moment d’émotion, surtout sur le titre La renarde chanté en chœur avec le public dans une grande complicité. Mais on sent qu’ils viennent du rock, surtout à l’écoute de leur reprise toute personnelle de Kashmir de Led Zeppelin. C’est donc véritablement sur scène que leur talent prend toute son ampleur tant la réorchestration et l’interprétation de leurs titres est soignée et originale. Ce live donne à coup sûr envie de pousser la porte du chapiteau du cirque de ces gens qui pleurent !
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Re: Chroniques

Messagede gregor » Mar 9 Juin 2009, 18:06

Annie Grandjanin dans le Figaroscope (9 juin 2009) a écrit:Difficile de classer ce groupe qui navigue avec la même énergie entre musique médiévale, yiddish, rock et chansons. Son parcours est semé de bons morceaux comme La Renarde, Le cirque des gens qui pleurent, sans oublier Kashmir, une superbe reprise de Led Zeppelin. Pour la petite histoire, les Weepers sont les premiers à avoir donné sa chance à Olivia Ruiz en l'invitant en première partie.
Le groupe vient de sortir un live et c'est une formule qui lui sied à merveille.
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Re: Chroniques

Messagede gregor » Lun 3 Aoû 2009, 11:51

philippe sur Concert and Co a écrit:Retour régulier sur la cadence de deux ans à laquelle ils nous ont habitués, des Weepers Circus, pour un septième album en forme de bilan d'étape, simplement appelé En concert (et faisant évidemment la part belle aux chansons du précédent, Tout n'est plus si noir). Rappelons qu'il s'agit d'un très attachant groupe strasbourgeois de chanson française à la sauce, selon inspirations, pop/rock/musette/oriental, division 2 en notoriété mais division 1 en qualité (comme souvent hélas), et qui taille la route à coup de live poétiques et habités, depuis 1988 à en croire leur site (au Collège Lucie Berger !), et au moins jusqu'à ce jour d'octobre 2008 au 23 à Strasbourg.
Certes plus fréquents dans le grand est, on a toutefois pu les pister à Paris, Marseille, Coustellet ou ailleurs, à condition de bien guetter leurs passages. Les membres du groupe, musiciens reconnus, multiplient d'ailleurs aussi les collaborations (au théatre de salle ou de rue, en salle avec des chanteuses ou même pour intervenir dans un album de grind metal...) et invitent régulièrement d'autres pointures comme Olivia Ruiz ou Mathias Malzieu à venir les rejoindre sur disque.
Bref, l'affaire part en fanfare gipsy-rock sur Ma Dame aux Camélias, guitares saturées, batterie et clarinettes en avant, plaisante ! Suivent des chansons plus calmes, gentiment pop rock, comme Liverpool (déclaration d'amour à John Lennon), ou le coupable - où la voix du chanteur, sous influence Brel, se fait un peu trop déclamatoire à notre goût. Dans le même genre, une Tout n'est plus si noir, carrément rock avec solo de guitare, Apprends-moi où le batteur Goulec se lance dans un long solo avant une fin tonitruante du groupe. Et encore Le K, aux paroles inquiétantes mais à la musique assez funky.
On retrouve toutefois avec plaisir la partie non-rock du groupe, avec la "très vieille" Le Cirque des Gens qui Pleurent, le reggae de la désabusée Tout le monde chante (où le chanteur passe par diverses imitations de gens qui, en effet, feraient mieux de s'abstenir), la plus légère La fille et le Loup, où l'on réalise qu'il y a apparemment beaucoup de filles dans la salle pour voir ces jolis jeunes hommes, en costard et haut de forme... Et puis une jolie séquence avec L'ombre et la Demoiselle (Têtes Raides style), reprise par le public, tout comme la superbe La Renarde : Alexandre George s'en tire avec deux guitares, sans la jolie Olivia cette fois-ci mais avec un bataillon de choristes délicates.
La fin est un bel enchaînement, à nouveau plus pêchu, entre une Légion roborative et une très belle reprise du Kashmir de Led Zep, ici proche de la version 90's de Page & Plant, commencée à la flute à bec et finie de façon presque aussi envoûtante que l'originale par un chanteur en transe et un public aux anges. Et en bonus, une version remix dub de Tout le Monde chante, pas mal du tout. Avec ce beau témoignagne de talent, d'énergie et de foi intacte sur scène, En concert nous aura en tout cas donné l'occasion de constater que, précisément, il y a bien (trop) longtemps qu'on ne les a pas revus en concert !
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Re: Chroniques

Messagede gregor » Jeu 24 Sep 2009, 12:15

Sandrine Palinckx, le 24 septembre 2009, sur Rock'n'France a écrit:20 ans d'existence et premier album live du groupe Strasbourgeois. Un album enregistré à demeure en Octobre 2008 qui ne pouvait que réjouir les inconditionnels du Cirque des gens qui pleurent !
On retrouve, tournée oblige, beaucoup de titres de leur dernier album studio, Tout n'est plus si noir, dont l'excellent Le K (qui vous fera aimer le funk, j'en suis sure !), ou encore Apprends-moi, Tout n'est plus si noir, aux accents plus rocks, Tout le monde chante (ou comment dénoncer les excès du système)...
On notera le clin d'œil aux Beatles dans Liverpool, on se laissera entraîner dans une ballade intimiste avec le superbe morceau La Renarde, au refrain si révélateur de nos envies les plus profondes (Moi je voudrais juste qu'on m'apprivoise / sans me juger / sans me blesser / sans me chasser / sans me garder).
La grosse surprise est la reprise d'un morceau des Led Zep, Kashmir. Le pari était risqué, s'attaquer à un morceau d'une telle ampleur, il fallait oser ! Ils l'ont fait, et le résultat est plutôt pas mal !
Un petit bémol, l'insertion en fin d'album d'une version remixée de Tout le monde chante... où était l'intérêt ??
Que rajouter si ce n'est que les Weepers Circus ont le don de vous surprendre au fil des morceaux, que les écouter le temps d'un concert, c'est un voyage musical assuré, que cet album reflète bien la complicité qui les unit à leur public...
Belle présence des musiciens, textes bien pensés, le cirque des gens qui pleurent n'a pas fini de nous enchanter !
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